ETA groupe Swatch
Mesures prises par le Préfet de Région et la Présidente du Conseil régional dans le cadre de l’implantation d’ETA (Swatch Group) à Boncourt
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Le groupe ETA Swatch a annoncé en novembre 2010 sa décision d’implanter une unité de production à Boncourt, à proximité de la frontière française. Le démarrage de la production s’effectuera en 2013 avec environ 200 salariés. L’activité devrait croître durant plusieurs années pour atteindre 800 à 1000 emplois à l’horizon 2020.
Sous la conduite de l’Agence Régionale de Développement (ARD), mandatée par le Conseil régional, plusieurs réunions ont eu lieu depuis janvier 2011, la dernière s’étant déroulée le 14 novembre en présence des représentants de la DIRECCTE, de la Préfecture du Territoire de Belfort et de l’IUMM.
Cette implantation aura un impact sur la zone frontalière en matière de recrutement qu’il convient d’expertiser compte tenu de la tension actuelle du marché de l’emploi dans le secteur sur les métiers de la mécanique.
A cet effet, le Préfet de Région et la Présidente du Conseil Régional ont proposé le 13 décembre 2011, au cours d’une réunion en Préfecture à laquelle participaient les présidents de l’UIMM Belfort-Montbéliard et de la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale (CCIR), les services du Conseil Régional, les services de l’Etat (Pôle Emploi, la DIRECCTE, l’INSEE, les Préfectures), et l’Agence Régionale de Développement (ARD), une feuille de route en 3 axes :
- organiser le pilotage et le suivi de cette implantation et de son impact sur le territoire national, en particulier ses conséquences sur l’emploi ;
- mettre en place un plan d’action visant à diagnostiquer la situation créée par l’implantation d’ETA-Swatch et sa montée en puissance, à proposer une offre de formation adéquate, que ce soit à destination de demandeurs d’emplois, de salariés d’entreprises en mutation économique, ou dans le cadre de formations en alternance ;
- Evaluer cette action de manière continue afin de la modéliser pour la dupliquer en d’autres circonstances similaires.
Ainsi un comité de pilotage régional incluant l’UIMM et la CCIR, qui s’appuiera sur un comité technique de suivi, se réunira plusieurs fois par an pour faire le point sur cette action et proposer des inflexions quant à son opérationnalité.L’ARD assurera l’interface de ce groupe avec les interlocuteurs suisses concernés.
Le plan d’action est structuré autour de démarches en cours et à venir à partir d’une analyse de la situation de l’emploi dans le Nord de la Franche-Comté qui recensera les gisements d’emploi et les métiers en tension.
De multiples partenaires de la formation initiale et continue seront mobilisés pour la mise en place d’une offre de formation permettant de recourir aux différents publics, salariés, demandeurs d’emplois, jeunes en formation, etc. Afin de permettre de la flexibilité et une meilleure réactivité, cette offre de formation devrait comporter deux volets : un socle de compétences généraliste et un volet de spécialisation conduisant à des qualifications professionnelles propres aux besoins des entreprises.
Parallèlement, la piste du groupement d’employeurs sera étudiée, et l’élaboration conjointe avec nos partenaires suisses d’une « charte de bonne conduite » sera engagée.
L’Etat et le Conseil Régional travaillent conjointement au suivi de ce dossier dans ses différentes composantes. Dans le cadre de la CTJ, ils proposeront également de faire avancer concrètement les conditions d’un partenariat franco-suisse sur la question de la formation professionnelle en zone transfrontalière.